[RP] Cet homme, mon père

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[RP] Cet homme, mon père

Message  Ariana Anthea le Jeu 27 Sep - 10:26

--Adelphe_remiremont a écrit:

Depuis des semaines il marchait, de villages en villages, de hameaux en hameaux, de villes en villes aussi. Sa descente depuis la Franche Comté était comme un pèlerinage expiatoire. Il ne voyageait pas seulement pour le plaisir de le faire mais surtout parce qu'il avait un but à atteindre. Le monastère, il voulait l'oublier même s'il y avait été heureux, encore qu'heureux est un mot incongru lorsqu'on vous y a déposé nourrisson comme on se débarrasse d'un chien galeux. Les moines avaient pris soin de lui et l'avaient éduqué, c'était déjà bien, surtout pour un bâtard, oui un bâtard rien de plus. Il s'était fait à l'idée d'autres novices l'étaient eux-aussi. Mais si dans le cadre fermé du monastère ce n'était pas tant important, dans le monde, c'était une autre histoire, mais il faisait avec.

Il avait enfin atteint le Languedoc, et après une halte dans le village qui l'avait vu naître, Mende, il était reparti vers Narbonne, sa destination. Là se trouvait son père, là se trouvait ce quasi inconnu dont pourtant aujourd'hui il avait besoin.

Il erra un moment, alla frapper à l'église mais personne n'ouvrit, il finit par demander son chemin à un passant. Il lui indiqua l'endroit et c'est en arrivant devant cette grande bâtisse qu'il regretta d'être là. Il touchait au but et c'est à ce moment là qu'il se demanda s'il avait bien fait d'entreprendre cette épopée.

--Malombrina a écrit:Aujourd'hui il avait décidé qu'il prenait toute la place! Pas qu'il voulait vraiment nuire, mais disons qu'il avait envie de profiter un peu de la journée. Son périple avait commencé par une petite promenade en ville. Se mêler aux gens! Voir des visages nouveaux. De nouvelles couleurs! Le monde est relativement beau quand même! Surtout depuis quelque temps... Faut dire aussi que ça fait différent de la nuit. Lui qui est habitué à la noirceur, de voir le jour, de le vivre et de le détailler, c'est une expérience qui, chaque jour, l'émerveille!

Sa canne l'avait guidé, tranquillement, vers le marché. Il n'avait pas particulièrement besoin de quelque chose, mais l'abondance de couleurs et de visages seraient propre à lui donner une nouvelle voix d'exploration. Si l’abstinence n'est plus nécessaire, il peut donc changer de répertoire et peindre d'autre visages, d'autre situations. Pas qu'il ne trouve plus plaisant de peindre son épouse, mais les toiles commence à devenir un peu redondante et, donc, moins intéressante.

Lentement, il avait fait le tour et avait trouvé un pigment qu'il n'arrivait pas toujours à trouver aisément. Heureux de sa trouvaille, il avait repris le chemin de la maison. Sans être la plus grosse de la ville, elle est suffisamment grande et impressionnante pour laisser deviner qu'il s'agit là d'une maison noble et riche. Encore que la décoration extérieur est simple et modeste. Le seul point distinctif des autres demeures du genre, est l'abondance de fleurs niché dans des pots, des bacs, ou des rocailles. Ce n'est pas ce que lui préfère tout particulièrement, trop voyant qu'il se dit, mais cela plait à l'Autre et sa femme ne s'en plains pas!

Ce n'est que lorsqu'il fût presque à la porte qu'il remarqua le jeune homme planté devant celle-ci, comme hésitant. Qu'est-ce qu'il voulait? Un seul moyen de le savoir...


Salut! J'peux p't'êt'e t'aider?

Le ton est limite froid, un peu sec et certainement pas chaleureux! Qui venait importuner sa famille? Et un jeune homme en plus!!! Un prétendant? Dans tous les cas, il ne l'avait jamais vu dans les parages, bien que son visage lui soit familier, mais quand on a eu une vie comme la sienne, on fini par confondre les visages entres eux et le résultat n'est qu'une grande confusion...

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Ses yeux ne quittaient pas l'endroit. Ainsi c'était là qu'il vivait ? Il détaillait tout, se repaissant de chaque indice qui aurait pu lui en apprendre plus sur celui qu'il venait voir, sur cet étranger qu'il ne connaissait que par ses lettres si peu nombreuses qu'elles tenaient dans la sacoche qu'il portait sur l'épaule.

Toute sa vie y était rangée. Une chemise et des braies de rechange que le bon abbé Robert avait eu la gentillesse de lui donner quand il lui avait dit qu'il voulait s'en aller, le livre des Vertus que le même homme lui avait offert il y a des années, et les lettres de son père. Rien d'autre. Environ 17 ans rangé dans un maigre baluchon.
Et là, il avait ça sous les yeux. Ça sentait l’opulence, le bonheur peut être avec toutes ces fleurs partout, la puissance d'un homme qui a réussi dans la vie. Il se demanda alors pourquoi son père, s'il avait une vie si parfaite, ne lui avait jamais fait quitter le monastère, et la réponse arriva d'elle même. Bâtard, mais bien entendu. Ça se cache, ça s'oublie surtout quand on devient noble, qu'on se marie et qu'on a une nouvelle famille.
Sa femme savait elle qu'il avait eu un fils d'une autre ? Non, il avait du éviter de lui dire, il se dit qu'il allait devoir faire attention à ne pas se présenter comme le fils de la maison s'il tombait sur elle. Le fils de la maison ! Il en rit ! Comme s'il pouvait l'être. Non ce titre revenait à son demi-frère, Olivier, oui c'est bien ce nom. Jamais il ne l'oublierait, son père lui avait annoncé la naissance comme une grande joie. Il n'avait certainement pas eu cette réaction lors de son arrivée à lui.

Il regardait toujours. Frapper ou non ? Il allait se décider à faire demi tour, à repousser le moment quand on lui parla. Il n'avait pas vu l'homme venir et recula d'un pas.
Celui ci avait l'air sans âge, il s'appuyait sur une canne et sa voix était dure, froide. Au moins ça ne le changeait pas, les moines avaient tendance à être pareil.

Il devait s'agir d'un employé de son père, pas un garde il était trop vieux, mais un jardinier ou un intendant peut être ? Qui qu'il soit, il ne pouvait plus partir, sa vie avait basculé en un moment. Il posa les yeux sur l'homme.

Bonjour Maître. Je cherche un homme et on m'a dit qu'il habitait ici. Est ce la maison de Skip Lo Casalièr ?

Sa présentation n'était pas ce qu'il y avait de mieux mais que dire à un inconnu surtout un des serviteurs ? Restait plus qu'à attendre une réponse.

--Malombrina a écrit:Maître? On ne lui avait pas fait du "maître" depuis longtemps! Ce jeune homme n'était donc pas du coin. La thèse initial du prétendant tombait à l'eau et il desserra un peu la main de sur le pommeau de sa canne. Malombrina n'avait pas trop à s'inquiéter de lui donc, surtout s'il le prenait pour un simple paysan! L'idée ne lui déplaisait pas d'ailleurs! Il y avait si longtemps qu'il n'avait pas été appelé comme ça, aussi bien en profiter un peu et ne pas lui annoncer qu'il est une parti de celui qu'il cherche.

Ouais! C'tu lui veux?

D'abord savoir ce qu'il fait là, puis qui il est! Il ne va quand même pas s'annoncer à un parfait inconnu! Et puis, il a beau être aussi noble que l'Autre, faut aussi s'amuser un peu.

Pis t'est qui en passant pour l'chercher?

C'est vrai après tout! S'il avait connu Skip, il l'aurait d'emblée confondu! Ils sont quand même la même personne. Deux esprits différents, mais un seul et même corps, le mélange est aisé à faire. C'est donc qu'il ne le connait vraiment pas. L'idée première du visage connu s'estompe donc finalement complètement. Il ne le connait ni du père, ni de la mère. Ce serait même étonnant! D'autant que l'accent est clairement celle d'un jeune monial du nord... Monial du nord? Non, ce ne peut être lui. De toute façon, il le saura bien forcément, puisqu'il lui a posé la question.

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Lui qui voulait voir son père, il se rendait compte maintenant que ce n'était pas si simple. Il aurait du s'en douter. Un homme se présentant habillé comme un va-nu-pied et qui demande à voir un personnage important ça n'existe que dans le livre des Vertus. Mais alors, quoi dire à cet homme là, qui vu sa façon de parler ne doit pas être intendant mais quelque chose de bien plus bas dans l'échelon des serviteurs de la maison.
Il était coincé, il ne pouvait pas dire qui il était sauf à son père parce que bien sûr à part lui personne ne devait connaitre son existence.

Il chercha quoi dire. Mentir ? Impossible, c'était contre les préceptes de ceux qui l'avaient élevé. Dire qu'il est envoyé par quelqu'un ? Oui, c'est peut être la meilleure idée, ce n'est ni vrai ni faux, juste un constat. Dieu l'envoie à la rencontre de son géniteur.


Maître, je viens de Franche Comté afin de rencontrer cet homme et j'ai à lui parler. Je peux vous dire mon nom, mais il ne vous dirait rien. Je ne suis jamais venu ici avant et je ne sais même pas si Messire Lo Casalièr se souviendra de moi. La dernière fois qu'il m'a vu je n'étais qu'un enfant.


Il se dit qu'il en dit trop, ou pas assez ? Et puis ce n'est que la vérité.

Maître, s'il vous plait, vous voulez bien me dire s'il est là ? Sinon, je partirai.

--Malombrina a écrit:Qu'un enfant...

Voilà qui est étrange. Franche-Comté qu'il dit? C'est plutôt intrigant! La seule personne qu'il connait en Franche-Comté est un jeune homme laissé à Luxeuil il y a environ 17 ans de cela. Bien que quelque visite on été fait, il était lui même plus en forme et jeune à l'époque. Ce jeune homme, devant lui, commence à l'agacer! En plus, il lui parle comme s'il était un gueux! Le langage n'aide surement pas à donner une image de grandeur, mais quand même, il n'est pas vêtu de loque! C'est vêtements sont peut-être simple, mais c'est pas de la camelote!!!

Il le regarde un peu mieux et s'approche de lui. Il le regarde de haut en bas... Il lui trouve un air vraiment étrange... comme s'il se regardait dans un miroir, mais que le reflet montrait une image de lui étant jeune. La ressemblance n'est pas totale par contre! Il y a quelque chose d'autre... Mais les yeux... ce regard... Oui, c'est le regard qui est le plus étrange.

C'est comme un mauvais rêve. Ce jeune homme viens le voir et en fait, il devine qui est ce jeune homme. Il le devine et cela lui fait un choc...


Entre!

C'est tout ce qu'il trouve à dire! Il se dirige vers la porte en lui tournant le dos et entre dans la demeure, SA demeure. Sentant l'hésitation derrière lui, il se retourne et sourit de son sourire habituel, c'est à dire un peu mauvais, mais visiblement sincère, comme maladroit.

Entre que j'te dit!!!

--Adelphe_Remiremont a écrit:

L'homme commencerait presque à lui faire peur. Il s'approche comme s'il était une proie et le détaille à peu de chose près comme lui même avait détaillé la bâtisse peu de temps avant. Il ne bouge pas et le regarde aussi. Il y a quelque chose de bizarre, vu de près ce vieil homme lui dirait presque quelque chose, et maintenant qu'il regarde mieux il voit que ce sont les yeux qui lui font penser ça. Ils ont les mêmes yeux. Cet homme serait il de sa famille aussi ? Un oncle ou un cousin ? Il ne savait pas qu'il avait une famille, mais ce n'est pas étonnant puis qu'il ne sait rien de sa propre vie.

Il ne bouge pas quand l'homme lui dit d'entrer, il hésite puis à la deuxième demande, il se décide. Il est là pour ça, il est trop tard pour reculer.

Il franchit le seuil de la maison, et reste près de la porte. Son regard se tourne vers la décoration. C'est simple même si il y a des tapisseries et quelques meubles. C'est tout le contraire de ce qu'il croyait et ça le perturbe. Mais qui est donc son père ? Un noble imbu de lui même au point de rayer de sa vie la chair de sa chair, ou un homme simple qui a juste voulu refaire sa vie, une nouvelle vie où le passé n'avait pas de place ?

Il cherche l'homme et finit par lui demander.


Est ce que je vais pouvoir le voir rapidement ?


Maintenant il est impatient, il touche au but et même s'il ne sait pas ce qu'il va trouver, il faut qu'il sache.

--Malombrina a écrit:Il ne lui répond pas, ne le regarde pas et se dirige, en lui faisant signe de le suivre, vers le Salon. Lorsqu'ils entrent dans la pièce, Malombrina s'installe dans un des fauteuils et regarde l'âtre éteint. Serait-il possible que son fils soit de retour? Tant d'année! Et il ne l'a, lui-même, que très peu vu! Il ne lui a même jamais écrit! L'Autre oui, mais pas lui! Qu'aurait-il eu à lui dire de toute façon? Il l'avait placé au monastère pour le protéger de lui et maintenant qu'il est dans la même pièce que son fils, cela lui fait quelque chose d'étrange... Un petit pincement... Une sorte de sentiment qu'il ne connait pas très bien et qu'il n'a ressentie que de très rares fois, sauf avec Ariana...

Il le regarde enfin et lui sourit à nouveau. Cette fois, le sourire qu'il fait ressemble à un sourire qu'il ferait pour Olivièr. Un sourire franc, heureux et content. Il n'est pas ému... ce n'est pas son genre! Mais il est heureux!


Qu'est-ce tu dirait si j'te disais qu'j'suis Skip?

Il se redresse un peu et laisse sa canne de côté. Jusqu'à maintenant, il en avait serré le pommeau d’excitation.

En fait, j'suis Skip... Tu m'pardonn'ra mon langage hein? Toi... t'est....

Il inspire profondément. Il doit le dire!

T'est... mon fils... Adelphe... j'me trompe pas?

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il suit toujours cet homme étrange, il se demande d'ailleurs s'il ne cherche pas à le décourager. Et si cet homme était fou et qu'en fait son père n'avait jamais habité ici ? Non bien sûr, pourquoi le passant qui lui avait indiqué l'endroit lui aurait menti.

Ils entrent dans une grande pièce et il regarde encore, s'émerveillant de ce qu'il y voit. C'est toujours simple mais rempli de livres, il y en a partout. Il va vers eux et touche les reliures, il sourit. Là le doute est exclu, la maison est la bonne, seul son père peut avoir autant de livres, c'est bien la seule chose qu'il sait sur lui, son père est une sorte de savant qui lit tout ce qui lui tombe sous la main.
Il abandonne le "de natura rerum" qu'il connait déjà, et inspecte le reste de la pièce. Des tableaux sont accrochés aux murs. Des paysages mais aussi un sujet qui revient tout le temps, une femme. Elle est belle, quoi que pour lui presque toutes les femmes soient belles vu qu'il a été coupé du monde toute sa vie, mais il y a chez elle quelque chose d'autre. L'impression que celui qui a peint a un sentiment particulier pour le sujet, mais pour l'avoir peinte aussi souvent elle ne peut être que morte. Pourquoi peindre une vivante ?

Il cherche où peut être l'homme maintenant et le voit assis près de la cheminée,et il sourit. Il est surpris et se demande bien ce que l'homme cache, il est plus qu'étrange, il est mystérieux. Enfin il parle.

Non, impossible ! Lui son père ? Ce vieillard est fou à lier, il ment, son père est soldat, noble, respecté ! Mais il doit se confronter à la réalité, c'est bien lui puisqu'il connait son nom.

Il reste sans parler un bout de temps puis finit par acquiescer de la tête.


Oui, je suis Adelphe. Vous êtes donc mon père ? Je ne vous avais pas reconnu, pardonnez moi.


Il fuit le regard de son géniteur ne sachant plus quoi lui dire et pense aux tableaux.

Père ? La femme sur les tableaux, c'est ma mère n'est ce pas ?

Il en est sûr, qui d'autre cela pourrait-il être ? La nouvelle femme de son père est vivante, et voyant l'homme il doute qu'elle puisse être aussi jolie. Non, il a du faire un mariage arrangé avec une pauvre fille sans dot. Il la plaint pourtant sans la connaitre. Peut être trouvera-t-il que lui est chanceux. Bâtard oui, mais au moins il n'a pas à se marier pour pouvoir exister.

--Malombrina a écrit:Il l'avait suivi du regard, se demandant pourquoi le jeune homme ne semblait pas plus heureux de retrouver son père. Bien sur ce n'est pas spécialement lui son père, mais n'empêche... Si lui est heureux de le retrouver, il ne le montre pas plus qu'il faut non plus! Mais nous l'avons déjà dit; ce n'est pas son genre! Il a un mouvement de la main quand il annonce ne pas l'avoir reconnu, comme pour dire que ce n'est pas grave, mais son cœur se brise quand il demande si la femme sur les tableau est sa mère. Ce n'est pas lui qui devrait être là pour lui parler! Pourquoi Skip ne prend pas le relais? Allez, on respire.

Le dos droit dans la chaise, le cœur en miette, mais le visage impassible sinon le sourire originel, il fait signe à Adelphe de s'approcher, puis lui répond.


Non... C'est ma femme, Ariana...

Il insiste à nouveau pour qu'il approche. Mais en fait, pourquoi est-il si heureux de revoir son fils? S'il l'est c'est principalement qu'il a beaucoup changé et qu'il est prêt! Il n'a aucun secret avec Ariana, ni sa suzeraine. Il est libre, serein et n'a pas tué depuis des mois! Il n'est plus une menace pour qui que ce soit!!! Il est donc heureux parce qu'il va pouvoir vivre avec son fils, l'aimer enfin et, peut-être, se faire pardonner...

T'est en colère? J'imagine oui... J't'en veux pas t'sais... Mais tu m'laiss'ra t'expliquer hein? T'veux qu'j't'explique? T'f'ras c'tu veux après!

Ariana Anthea
Admin

Messages : 435
Date d'inscription : 16/06/2010

État de santé et de Compétance
Titre: Seigneur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Cet homme, mon père

Message  Ariana Anthea le Jeu 27 Sep - 10:27

--Adelphe_Remiremont a écrit:


La hache du bourreau tombe, ce n'est pas elle. Il aurait aimé pourtant, il aurait au moins pu connaitre le visage de cette femme qui le hante depuis son enfance. C'est donc la femme en titre, la mère du fils légitime. Elle est jolie, vraiment, son père a de la chance.

Son père lui demande d'approcher, il fait les quelques pas qui les séparent et s'immobilise devant lui. Il est étonné par cet homme qui ne ressemble à rien de ce qu'il imaginait. Où est la puissance du soldat, la fierté du noble ? Il se sera trompé sur toute la ligne et il regrette encore plus d'être là, son père ne pourra pas l'aider. Il le regarde surpris par ses questions. En colère, des explications ? Il n'est pas là pour ça, mais alors pas du tout. Malgré cela, il ne veut pas faire de peine à ce vieil homme aussi il va accepter ce qu'il veut lui dire. Comme on dit : " ça ne mange pas de pain".

Il secoue la tête en signe de négation avant de répondre.


Père, je ne suis pas en colère, je n'ai pas à vous juger. Si vous avez décidé de me placer au monastère et d'oublier ma mère pour votre nouvelle famille vous avez vos raisons. Je sais bien qu'il n'est pas facile d'imposer un bâtard à une femme
.

Il regarde un des tableaux un instant.

Surtout quand on veut se faire aimer d'une jolie femme comme la votre. Enfin je le suppose.

Haussement d'épaules.


Père, si c'est si important pour vous, alors je vous écoute. Mais encore une fois, je n'ai rien à vous reprocher.


Il est sincère. L'éducation qu'il a reçu le tient éloigné des colères des hommes et de leurs rancœurs. En venant ici, il ne voulait qu'un peu d'aide et surement pas juger ou faire du mal à un homme qui parait déjà si affaibli. Son sort il l'a accepté il y a déjà des années, pourquoi reviendrait-il dessus ?

--Malombrina a écrit:Il ne juge pas? Mais il ne comprend pas les raisons. Il imagine des choses qui sont fausses. Il n'imagine pas à quel point il se trompe. Il ne peut d'ailleurs pas continuer à mentir! Déjà il en a fait la promesse à Ariana, ne plus mentir, ne plus faire de mal, même par omission. Ensuite, il se sens tellement coupable! Il a privé Skip de tant de bonheur et ce jeune homme, son fils, a été privé de son père! Il doit le lui dire...

Écoute... C'que j'ai a t'dire, c'pas facile... J'pense t's'rait mieux d't'assoire...

Il lui indique le fauteuil en gardant son air sérieux.

J'm'appel Malombrina, pour Ombre Malsaine. J'suis c'qu'l'ombre d'Skip... En fait... j'suis Skip, mais pas tout à fait.... C'que j'veux dire, c'est qu'j't'ai.... enfin, Skip t'a placé pour t'protéger! De moi....

Comment dire à un jeune homme élevé par des moines qu'il est une créature du Sans-Nom?

J'suis... un homme mauvais.....

Et aussitôt dit, aussitôt les larmes commence à perler à ses yeux!

D'solé! J'suis tellement d'solé pour toi, p'tit gars!!! J'me rend compte qu'j'ai fait d'autre mal sans même l'savoir... Écoute... faudra en r'parler! J'ai tell'ment d'chose à t'dire!!! Mais l'mieux pour l'instant... c'est qu'j'te quitte un peu... J'vais pas loin... j'laisse juste Skip prendre la place.... N'ait pas peur hein? Surtout... n'ait pas peur et reste assit!!!

Et il ferme les yeux, sans attendre plus. Pourquoi attendre un peu plus? Pour le faire souffrir encore? Il est dans cet état d'esprit quand sa tête s'appuie contre l'oreille du fauteuil. Ce n'est qu'un cour moment à passer!

--Adelphe_Remiremont a écrit:

S'asseoir ? En voilà une drôle d'idée, il n'a pas besoin de s'asseoir pour s'entendre dire qu'il n'est qu'un enfant non désiré, il le sait, il l'accepte, il n'y a plus rien à y faire. Pourtant son géniteur à l'air d'y tenir, il prend donc le fauteuil qu'il lui montre et qui n'est pas si loin de lui.

Il le regarde, et attend, pour se rendre compte que son idée première est vraie, cet homme est complétement fou. Il s'appelle Malombrina, et il est son père mais pas tout à fait ? Mais qu'est ce qu'il raconte là ? Il en sait assez, il entame sa levée du fauteuil tout en se disant que la défense de son père est intelligente. Se faire passer pour fou et ainsi tout est pardonné, sauf que lui n'a rien à pardonner. Son père a du mal comprendre, il lui a pourtant dit.

Il est debout maintenant, et regarde cet homme qui semble perdre conscience, il est déjà resté trop longtemps, il s'en va en longeant le fauteuil où un pauvre dément essaye de faire pardonner ses choix passés.

Skip_lo_casalier a écrit:Une urgence? C'est tout ce qu'il sait! C'est tout ce que Malombrina lui à glissé avant de s'évaporer... Une urgence... Il ouvre les yeux, s'attendant à voir la Demeure en feu ou Olivièr ou Constance, ou Ariana en train de mourir!

Et il voit!

Et il est surpris!

Lui? Ici? Mais pourquoi? Quand est-il arrivé? Et il s'en va? Il doit le prendre pour un vieux fou et ce ne serait pas un mensonge de le dire. Plutôt fuir que de rester en présence d'un vieillard complètement détraqué!!! Il ne doit pas le laisser partir et il comprend maintenant toute l'urgence que Malombrina lui a transmis! Il lance donc son bras fort et attrape le poignet d'Adelphe!


Non! Arrête!

C'est plutôt brutale! Mais la voix est légèrement différente, le ton est un peu plus ferme, mais le regard est presque paniqué! Comment dire ce que Malombrina a dit? Il n'en sait rien! Comment savoir si ce qu'il a dit était choquant où non? Il soupire et se reprend!

Adelphe! C'est bien toi? Mon pauvre, tu doit te demander quel genre d'homme je suis. Tu doit te dire aussi que je suis fou... Je le suis. Je pense que je te doit des explications. Mais avant tout.......

Il sourit et se lève, le dos droit, le regard fier et observe le jeune homme de la tête au pied!

C'est étrange comme tu lui ressemble! Le portait de ta mère, mais un peu plus robuste! Ha si tu savais! Mais je suis content de te voir! Mon fils est de retour à la maison!!!

Il lui sourit! Oui! Franchement et avec affection!

Je suis vraiment content de te voir..... Mon fils est de retour! Faudra que tout le monde l'apprenne!!! Ça oui! Et tu doit avoir appris tant de chose!! Parle! Parle moi un peu! Tout va bien? Tu a trouvé une épouse? Les moines n'ont pas été trop dur avec toi en te laissant partir? Parle moi!!! Je veux tout savoir....

Puis, le regardant toujours de la tête aux pieds, chuchotant presque, le ton de voix fier et heureux!

Le portrait de ta mère!! Mon fils.... de retour....

Ariana Anthea
Admin

Messages : 435
Date d'inscription : 16/06/2010

État de santé et de Compétance
Titre: Seigneur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Cet homme, mon père

Message  Ariana Anthea le Jeu 27 Sep - 10:28

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il a méjugé le vieux fou, il n'est pas encore complétement sénile. Il s'apprête à dégager son poignet de la main de son père quand celui ci se met à parler. La voix, non l'intonation a changé mais pourtant c'est le même homme devant lui. A quoi joue-t-il ?

Baissant la tête.


Père, je vous ai dis que je ne vous en voulais pas, que je ne vous reprochais rien, alors pourquoi toute cette farce ? Je ne crois pas à votre histoire de "je suis quelqu'un mais pas totalement lui", le croire ça serait de la sorcellerie. Vous êtes fou, sans doute, et cela me fait de la peine pour vous.


Il a parlé mais son père comprend il seulement ses mots ? Reposant les yeux sur lui.


J'avais demandé à vous parler, c'est fait, maintenant je vais repartir. Vous avez votre famille et votre vie ici, je n'ai rien à y faire.


Regardant sa main.


Vous voulez bien me lâcher, s'il vous plait ?

Skip_lo_casalier a écrit:Il écoute, touché au cœur, démoli par les mots qui sont pourtant vrai! Qui pourrais croire à tout ce qu'il vient de raconter? Qui pourrait accepter simplement le fait qu'ils sont deux à partager le même corps! Ce n'est qu'élucubration proféré par un vieillard qui a abusé des bonnes choses et fait du mal, comme du bien, sans jamais en être vraiment conscient! Facile, après coup, de remettre la faute sur un dédoublement de personnalité. Mais qui, dans tous les royaumes, possèdes les connaissances pour savoir ce que c'est que le syndrome de l'Ombre. Probablement d'autre vieillard comme lui, mais personne ne sera prêt à l'admettre et lui faire un diagnostique sans le dénoncer à l'Église pour sorcellerie! Avouons-le, Skip n'est pas le modèle de sagesse et de pureté que plusieurs croit! Il aurait tendance à être d'accord avec ses détracteurs sur le point qu'il n'est qu'un vieux fou un peu sénile. Il n'a pourtant qu'un peu plus de 60 ans! Pour l'époque c'est peut-être beaucoup, considérant l'espérance de vie, mais c'est encore un jeune homme si on fait abstraction de sa crise d'apoplexie.

Ce n'est que lorsque qu'il demande à être relâché que Skip sort de sa rêverie. Il regarde le poignet de son fils et une larme pointe sur le coin de son œil! Le lâcher? Non!!! Jamais!!!

Il ne le lâche donc pas! De sa main faible, il fouille rapidement dans une poche intérieur! Le hasard fait qu'il s’apprêtait à faire partir un courrier en direction de Luxeuil pour l'inviter à venir ici. Il ne manquait plus que le sceau... Il sort donc un parchemin de bonne facture, pour qu'il puisse résister à la distance et aux éventuelles intempéries, et le tend au jeune homme.


Lit ça avant! Avant de partir, lit ça! Tu décidera après seulement...

La voix du vieil homme est lourde d'émotion et de tristesse. Il ne faut pas que son fils parte! Il ne le veux pas!

Tu décidera après et j'accepterai ta décision... Mais prend le temps de lire ça! S'il te plait!

Des larmes, silencieuses et presque discrètes coules le long de ses joues!

Voici le contenue de la lettre:

À Vous, Père Robert, Abbé de Luxeuil,
De Nous, Skip Lo Casalièr, Seigneur de Counozouls,

Salutation Aristotélicienne!

Nous vous écrivons aujourd'hui pour vous faire une demande. En effet, mon fils est en âge de quitter votre très sainte Abbaye et de faire un choix pour sa vie futur. Nous tenons, d'abord, à vous remercier d'avoir pris soin de mon fils Adelphe et de l'avoir éduqué. Votre dernière lettre, bien que datant déjà, nous a beaucoup fait plaisir. Elle décrit un jeune homme fort et intelligent. Nous vous remercions donc pour le soutient et l'amour que vous lui avez donné.

Ce que nous avons à vous demander est son retour chez nous. Nous désirons le revoir. Lui offrir un place en notre Demeure Narbonnaise ou l'aider à ce trouver une place, ici, à Narbonne. Nous désirons affirmer, en même temps, et ce devant le Très-Haut, que Adelphe est bel et bien notre fils et lui faire profiter des avantages de notre rang. Bien entendu, seulement s'il le désir...

Nous comprendrions qu'il ne désir pas venir nous rejoindre, mais nous vous demandons, bon Abbé Robert, de tout faire ce qui est en votre pouvoir pour le convaincre de venir nous rejoindre dans le Sud! Qu'il sache, bon Abbé, qu'il est ici le bienvenu et qu'il sera accueillis comme un membre de la famille. Il pourra, s'il le désir, rencontrer son frère et sa sœur et toute la maison, sa maison!

Si vous pouviez, aussi, lui passer c'est quelques mots, afin qu'il comprenne qu'il est ici chez lui, nous vous serions éternellement reconnaissant; "Adelphe, mon fils, sache que tu sera, pour toujours et à jamais, reconnu comme un membre de la famille. Tu est la chaire de ma chaire, le sang de mon sang et jamais rien ni personne ne pourra affirmer le contraire! Viens chez moi, je t'attendrai! Je serai toujours là pour répondre à tes questions et serai patient. Adelphe, mon fils, sache que je t'aime!"

Bon Abbé Robert, nous terminons la lettre en vous avertissant que nous somme malheureusement diminué. Nous avons subit une attaque d'apoplexie il y a quelque mois qui nous aura quelque peu affaibli. Si vous pouviez l'aviser qu'il rencontrera un vieil homme boiteux, peut-être pas en ces termes, nous vous serions reconnaissant.

Nous avons peine à terminer cette lettre tant il y a de chose que nous aimerions qu'il sache avant de nous voir, mais nous avons pleine confiance en vous pour lui donner les informations qui sont à votre disposition.

Nous terminons donc cette lettre en vous saluant, bon Abbé,
Qu’Aristote et Christos veille sur vous et votre Monastère,

Écris et scellé le 14 juillet 1460 en la Demeure Narbonnaise par
Skip Lo Casalièr, Seigneur de Counozouls
"S'escrimir ta la vivença!"

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il dégage lentement son poignet, s'il veut pouvoir lire il n'a pas vraiment le choix.
Le vieil homme pleure, il larmoie mais ça le laisse indifférent. Il n'est pas sans cœur, mais sa vie passée n'a jamais connu la sollicitude ou les émotions. Enfant oui, il pleurait, avait peur, trouvait la vie injuste, mais c'est fini, il est devenu un homme détaché de tout et de tout le monde. C'est si facile, à part l'abbé Robert, il n'a jamais eu personne à aimer. Il attrape la lettre que le fou lui tend et la lit. Son regard n'exprime rien, ne laisse rien filtrer de ce qu'il pense ou ressent, il est comme un miroir qui reflète l'image qui se présente devant lui.

Il a fini, il laisse la lettre pendre le long de sa main et regarde enfin son géniteur.


Ainsi j'ai donc une demi sœur maintenant ? J'en suis heureux pour vous, père.

Son regard fait désormais le tour de la pièce comme au début de leur entretien. Que peut-il répondre à ça ? Celui qui l'a conçu veut maintenant de lui, se souvient désormais qu'il existe, et s'il comprend bien veut même le reconnaitre comme son fils. La seule question qu'il le turlupine est : Pourquoi ? Dans quel but ?

Ses yeux s'arrêtent sur le tableau de la femme qu'il croyait être sa mère et sans bouger il demande.


Il vous est donc arrivé malheur, je comprends pourquoi je ne vous reconnaissais pas. Je ne sais pas quoi vous dire sauf que je suis désolé pour vous et votre famille, ça doit être difficile. Maintenant pour cette lettre, je vois bien que vous ne mentez pas en disant que vous voulez que je reste, mais père j'ai une question. Pourquoi, non plutôt pourquoi maintenant ? Je suis un homme, il est trop tard pour nous. Et quand vous dites "nous", vous êtes sûr que votre femme soit si heureuse de me voir arriver ici dans sa vie avec ses enfants ?


Il tourne la tête et avec un sourire un peu étrange il regarde son père.

Moi, je ne crois pas. Elle fera sûrement semblant pour ne pas vous vexer mais elle espérera que je parte et vite.

Il n'ajoute rien, n'accepte ni de rejette la proposition. Il reste là, tout simplement les yeux à nouveau fixés sur le tableau à la femme inconnue.

Skip_lo_casalier a écrit:Les yeux humides, il regarde le jeune homme...

Il le détail plus qu'il ne le regarde! Ainsi donc il aura, par sa faute et pour le protégé, fait en sorte que ce jeune homme, beau et fort, ayant la vie devant lui, soit froid et complètement indifférent à ce que la vie peut lui offrir. Il le comprend, que trop bien même! Il n'a peut-être pas été abandonné lui-même, mais ce qu'il a vécu, étant enfant, est bien pire. Pourtant, il n'est pas le plus à plaindre! Qu'est-ce qu'il y a de pire en fait? Ce n'est pas vraiment comparable... L'un a eu une vie double et imprégné de sang et de souffrance, l'autre a eu une vie, quoi que courte encore, exempte de toute forme d'affection ou presque! Les deux situations ont contribuer à la situation présente.

Un homme mûre, ayant vécu mille malheurs et en ayant fait vivre le double!
Un jeune homme n'ayant rien vécu de significatif, ni même l'attention de ses parents!

Face à face! C'est pas ce qu'il y a de plus aisé à démêler!

C'est sans contrainte qu'il laisse Adelphe se défaire de son emprise. Il le laisse lire et est encore choqué quand il entend la réponse. Il ne demande pas pourquoi ni comment, mais plutôt fait la remarque qu'il a maintenant une sœur... Il voudrait répondre, mais il n'a pas le temps que le jeune homme reprend la parole. Il suit le regard de son fils et inspire un profond coup en l'écoutant. Il doit répondre aux questions, il le doit , mais ne sais pas trop comment. Il ouvre la bouche et la referme quand il évoque le mécontentement de Ariana.

Ça non, elle n'a pas été heureuse. D'autant que tout ça n'arrive pas vraiment dans un temps particulièrement propice. Ils en ont discuté longuement et elle a fini par lui conseiller d'écrire la lettre. Il l'a fait de façon détourné, mais n'empêche! Il soupire donc et répond, doucement, d'une voix calme, mais empreinte d'émotion.


Mon fils... Oui! Mon fils! Adelphe... Tu a en parti raison, mais si j'ai écris cette lettre, c'est précisément que j'en ai déjà parlé avec elle! Je ne dit pas qu'elle a accueillie la nouvelle avec joie et excitation, mais elle l'accepte. Elle l'accepte et je ne doute pas aussi qu'elle saura t'apprécier. Quand à savoir pourquoi et pourquoi maintenant....

Il prend une petite pose et inspire profondément.

Parce que! Parce que je suis mieux! Parce que je ne représente plus un danger, ni pour toi, ni pour personne. Je suis un vieillard. Certain dise, avec raison, que je suis fou... toi aussi d'ailleurs... Et c'est malheureusement vrai! Seulement, en voulant me soigner, j'ai failli me tuer! J'ai tant affaiblie mon corps qu'un simple duel amical m'aura fait visiter les limbes! Quand je suis revenu, j'ai été pris d’effrois! Et si je mourrais sans avoir pus obtenir le pardon? Sans avoir fait ce que j'aurais dû faire depuis de nombreuses années?

Il s'éloigne un peu du jeune homme, marchant vers l'un des tableaux.

J'ai vécu sans amour et dans la solitude pendant de très nombreuses années! J'ai fait souffrir tant de gens!!! Mais.... Cette femme.... Ariana... Si seulement tu savait! Si seulement je pouvais tout t'expliquer en un seul mot!

Il tourne la tête à nouveau vers lui...

Pourquoi? Parce que tu est mon fils, Adelphe! Rien de moins! Dans tes veines coule mon sang! Tu est le fruit de l'amour que j'ai porté à ta mère... mais elle ne me comprenait pas... et elle est morte...

Il soupire à nouveau avant de continuer.

Pourquoi maintenant? Parce que je réalise seulement maintenant tout le mal que je t'ai fait! En voulant te protéger de moi, je t'ai privé de la seule chose importante et qui m'a aussi manqué! L'amour d'un père!!! Je ne savait pas! Je n'ai jamais su... Même le pauvre Olivièr a souffert de mes absences et de mon manque d'attention... Il m'aura fallu que je visite les abîmes pour que je réalise ce que je risquais de perdre et de gâcher!

Il se rapproche de lui et lui sourit timidement.

Adelphe! Rien n'est trop tard encore! Oui tu est un homme maintenant! Tu est même un homme fort et beau! Je ne doute pas non plus que tu soit très brillant! Mais, il n'est pas trop tard! J'ai encore des années devant moi! Et s'il faut que je travail chaque jour qu'il me reste pour te faire comprendre que tu est important pour moi, et ce jusqu'à mon dernier souffle, alors je le ferai!

Il est maintenant juste en face de lui, directement dans son champ de vision.

Adelphe... Tu est mon fils! Et tu compte pour moi autant que Olivièr et Constance! C'est la seule chose que tu doit comprendre dans l'immédiat!

Il a toujours les yeux humides, mais son visage affiche un certain sourire, timide, invitant, mais pas totalement franc, ni chaleureux.

Est-ce que je peux te poser une question à mon tour? Pourquoi est-tu venu ici? Pourquoi, si tout te semble si indifférent, est-tu venu me voir?

Ariana Anthea
Admin

Messages : 435
Date d'inscription : 16/06/2010

État de santé et de Compétance
Titre: Seigneur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Cet homme, mon père

Message  Ariana Anthea le Jeu 27 Sep - 10:28

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il n'a pas quitté le tableau des yeux tout le long de l'exposé de son père pourtant il n'a rien perdu de ses explications. Maintenant qu'il a fini et qu'il lui pose une question, il le regarde franchement, sans baisser les yeux. Il jette un dernier coup d’œil à la femme.

Elle est très belle. Je m'étais fait une autre idée d'elle, je me suis encore trompé. Et je comprends que vous êtes heureux avec elle, c'est bien.

Étrange qu'elle accepte sa présence, il pense que ces gens sont bien étonnants. Jusqu'à son père qui a l'air de s'en vouloir tellement qu'il s'en rendrait presque malade, c'est inutile vraiment, encore une fois ce n'est pas ce qu'il cherche. Alors pour rassurer l'homme, il franchit le pas qui les sépare et pose une main sur son épaule.


A nouveau, père, je ne vous en veux pas. J'aimerais que vous me croyiez sur ce point. Il était décidé par Dieu que ma vie serait celle qu'elle a été. Ce n'est pas plus de votre faute que de la mienne.


Il enlève sa main, et la laisse reposer le long de son corps.


Vous voulez savoir pourquoi je suis venu ? Je pourrais mentir en disant que je voulais connaitre le pays où je suis né. Vous savez que je suis allé à Mende ? Je croyais peut être y trouver quelque chose ou des réponses, mais je n'ai rien trouvé.


Un premier vrai sourire apparait sur son visage, un sourire amusé qui signifie qu'il s'est encore trompé.


Père, je ne vous mentirai pas. Je suis venu vous trouver parce que j'avais espéré votre aide, mais je crois que j'arrive trop tard. Après tout, ce n'était pas vital, je m'en passerai.

Je peux vous demander quelque chose, quelque chose d'autre ? Vous avez dit que ma mère ne comprenait pas. Ça a un rapport avec ce que celui qui m'a accueilli a dit ? Vous voulez bien m'expliquer, je crois que maintenant je suis prêt à vous entendre.


Il retourne s'asseoir dans le fauteuil, bien décidé à comprendre toute l'histoire. Ensuite, il décidera mais pas avant. Comment savoir quoi faire de sa vie quand on ne connait qu'une partie de la vérité ?

Skip_lo_casalier a écrit:Je peux t'expliquer oui!

Il se dirige vers l'autre fauteuil et s'installe! C'est jambe le font atrocement souffrir, mais il n'en montre rien, déjà que la peine est grande. Mais si la peine est grande, le soulagement l'est aussi! Ce jeune homme est curieux et c'est ce qui sauve un peu Skip. Sans cette curiosité, Adelphe aurait pris la poudre d’escampette depuis un bon moment déjà!

C'est une longue histoire et tu me pardonnera si parfois je m'écarte un peu...

Il inspire profondément et regarde l'âtre, froid et vide. Il aurait aimé y voir une flamme pour lui donner un peu de courage, mais ce n'est pas le cas! Il a peur de tout raconter! Mais il le doit! Il le doit à ce jeune homme, son fils, qu'il a mis de côté si longtemps!!

Je suis né non loin de Arras, il y a un peu plus de 60 ans maintenant, dans une famille un peu recluse, mais loin d'être pauvre. J'ai grandis entre des frères et des sœurs qui n'était pas tous mes frères et sœurs, ni du père, ni de la mère. Et ce jusqu'à mon 5ème anniversaires. Ce fut alors que mon père me pris à part et me forma! Une formation que je ne t'ai pas donné, une formation que je ne donnerai jamais à personne!

Il en tremble à raconter tout ça! Il se souvient de la première nuit et un frisson lui parcours le corps.

J'ai vécu un cauchemar, Adelphe! J'ai vu la mort, j'ai causé la mort et j'ai fait souffrir alors que je n'avais que 5 ans! Mon père avait une quête, un objectif: la vie éternel! Pour ce faire, il devait étudier le corps humain sous toutes les coutures. Et il m'a enseigné tout ce qu'on doit savoir pour prolonger la vie ou y mettre fin.

Il regarde le jeune homme et soupire.

Je te souhaite de ne jamais avoir à tuer!

Il soupire à nouveau!

J'ai appris tant de chose. J'ai appris l'usage des herbes et des minéraux. J'ai appris l'Alchimie, Adelphe! Car mon père donnait, avec le Sans-Nom, des bals et de grands festins! Il disait rechercher le Secret de la Vie Éternel! Il voulait vivre à jamais! Il disait que chaque être qui mourrait dégageait une énergie qu'il était possible de récolter dans un cristal pour, par la suite, l'absorber et recueillir des années de vie supplémentaire! Quand j'avais 5 ans, mon père en avait déjà 60 et il n'est mort que 20 ans plus tard.

Il regarde les livre et en pointe un en particulier, large et plutôt récent.

Ce livre, là, c'est moi qui l'ai écrit. Il est un résumé d'un ouvrage beaucoup plus imposant. Un ouvrage que mon père possédait et que mon grand-père et son père possédaient aussi! Chaque génération y aillant ajouté quelque chose de plus! L'ouvrage en question est aujourd'hui placé dans un lieu secret, un lieu que même mon épouse ne connait pas! Et ce secret, je l'emporterai dans ma tombe! Il représente plus 300 ans d'histoire. Commencé lors de la première croisade! Ton ancêtre était parti avec Godefroy de Bouillon. Il a écrit son journal qui représente le prologue du Grimoire.

L'histoire que Skip raconte remonte à tant d'année pour si peu d'ancêtre! Seulement 5 générations! Alors que la majorité des gens ne vivent pas passé les 50 années, eux vivent pour la majorité jusqu'au 80ème anniversaires, sinon plus! Skip est profondément enfoncé dans ses souvenir et son récit! Tellement qu'il raconte alors tout un tas d'histoire, de haut fait et d'exploit qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'il à commencé; son histoire à lui! Si son père voulait la vie éternel en tuant et récoltant l'énergie des mourants, Skip lui jugeait qu'il ne l'obtiendrait qu'en ayant toutes les connaissance de l'Homme! D'où son imposante collection de livre en toute langue! Parchemin, livre relié, rouleau anciens; il y a de tout pour tous les goûts!

Et Skip raconte! Il est perdu dans le récit de la première croisade! Celle qui à démarré toute la folie qui le guide aujourd'hui!

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il boit ses paroles, enfin il va en savoir plus sur sa mère. Mais très vite son père s'éloigne du sujet comme il l'avait annoncé d'ailleurs. Il est prêt à l'arrêter dans son élan mais renonce, ce que son géniteur lui explique là est intéressant, très intéressant même. Sourcils froncés, il essaye de démêler les fils de toute cette histoire. Son grand père était donc un savant, comme son père après lui, un homme en quête de connaissances et de savoir.

Il suit le mouvement de son père et voit le livre qu'il lui désigne. Il se retient de se lever pour aller le prendre et y jeter un œil, non il ne peut pas, pas ainsi, son père le prendrait mal et il aurait raison, il ne peut pas arriver ici et se jeter comme un malpropre sur une source de savoir qu'il a toujours rêvé de toucher du doigt. Il pense qu'il va devoir rester s'il veut pouvoir le faire, mais plus tard. Pour le moment, il doit faire mieux connaissance avec celui qui parle et qui a complétement oublié sa présence. Il a parlé de son enfance et de son père mais, lui, il voulait entendre autre chose.

Père ? Vous vous écartez du sujet et je ne vous comprends plus. Vous voulez bien m'expliquer le rapport entre ma mère qui ne comprenait pas et vous ? Je suppose que c'est à cause de ça qu'elle n'est pas près de vous aujourd'hui.

Il ajoute comme une évidence et sans plus de sentiment.

Enfin si on met de côté le fait qu'elle soit morte, bien sûr.


Le regardant toujours.


Et bien, qui est cet homme qui m'a accueilli et qui dit être vous ? C'est ça que je veux comprendre, et après vous me parlerez de ma mère. J'ai souvent pensé à elle, maintenant j'aimerais m'en faire une vraie idée. Comment était elle, qu'aimait elle, comment était elle avec vous ?

La curiosité le dévore, c'est bien là son seul défaut. Plein de choses se bousculent dans son esprit. L'envie d'en savoir plus sur sa famille, mais aussi autre chose, une chose nouvelle, l’intérêt pour ce livre dont son père vient de lui révéler l'existence. Oui, un jour il le lira, et il saura mais chaque chose en son temps. Comme on dit si bien : tout vient à point pour qui sait attendre.

Skip_lo_casalier a écrit:Et il racontait!

Mais fut finalement interrompu!

Il en était à raconter comment le premier rouleau c'était retrouver dans les mains de son ancêtre après le passage à Constantinople. Rien de bien intéressant en soit, mais au combien passionnant à raconter! Imaginez bien ceci: Un jeune homme, entouré de chevalier en armure, lui-même vêtue de ce qui ressemble à une armure, mais beaucoup plus légère, qui entre dans la bibliothèque et qui découvre non pas une étagère, mais tout un pan de mur contenant des centaines de rouleau ancien, de livre et de parchemin! Le rêve! Et ils sont tous détaillé dans le Grimoire, ou presque. Skip était donc à raconter tout ceci quand Adelphe lui rappela qu'il s'était écarté! Comme prévu en fait!

Comment raconter la vie d'un homme sans commencer par parler de celle de ses ancêtres? N'ont-ils pas contribué à faire de lui ce qu'il est aujourd'hui? Mais passons, car, en effet, ce n'est pas le sujet!


Oui! Désolé Adelphe!

Il se replace dans son siège et recommence à parler.

Celui qui t'a accueilli c'est Malombrina. La formation que mon père m'a donné m'a quelque peu affecté et, pour me protéger, j'ai créer Malombrina! Quand tu est un enfant et que tu doit, sur ordre, tuer et dépecer des gens, je te laisse deviner les cauchemars que sa donne! Je ne voulais pas tuer, je voulais faire comme ma mère, soigner les gens et les aider! Mais mon père lui ne l'entendait pas comme ça! Il m'a enseigné a prolonger la vie, mais pas a aider! Il m'a enseigner à tuer principalement!

Il réalise qu'il radote et se reprend. Ne pas s'égarer!

Malombrina est donc le côté méchant de moi. Le côté cruel, sanguinaire et destructeur. Du moins... il l'était!

Car il ne l'est plus! Personne ne le sais mais si ce n'avait pas été de Ariana, probablement que le Languedoc aurait vécu un sacré épisode de mort et de sang! Ce qui n'est heureusement pas le cas! Skip inspire à nouveau avant de continuer!

J'ai tenté de me soigné. J'ai utilisé plusieurs produits. Dont principalement le pavot! J'ai ainsi été capable de le mettre en cage et d'arrêter les massacres! Qui ne m'a pas vu une fois mâchouiller une feuille par-ci ou prendre une gorgé d'une fiole par-là! Personne ne savait vraiment ce que je prenais, mais je te le dit, Adelphe, j'ai pris ce genre de substance pour épargner la vie de tous!

Il s'égare encore! Quoi que pas tant que ça!

Tel que tu me vois aujourd'hui, je suis maintenant en paix avec moi-même! Je cohabite avec Malombrina et ne craint plus pour la vie des gens! Mais pour ça, il m'aura fallu que je traverse les limbes! Mon remède m'affaiblissais chaque jour un peu plus sans que je n'en soit conscient! Et il advint ce qu'il devait advenir... Une semaine après la naissance de ta sœur, j'ai accepté un duel amical. J'avais l'avantage! J'étais encore fort et vigoureux pour mon âge... et je le suis encore malgré tout! Mais ce jour là, le Très-Haut en a décidé autrement! Je suis tombé le Vendredi de Pâques et je me suis réveillé que le Lundi suivant. C'est uniquement là que toutes les barrière entre moi et Malombrina on vraiment tombé!

Il inspire profondément avant de reprendre.

Tu ne doute pas de la bonté de mon épouse pour avoir accepter tout ça! Non seulement elle accepte, mais elle m'aime, moi et Malombrina, pour qui nous somme et non pas pour qui nous avons été...

...Ce qui n'était pas le cas de ta mère...


Il baisse alors la tête.

Plutôt que de chercher à me comprendre et à m'écouter... Plutôt que de chercher à savoir pour j'étais ce que j'étais, elle a voulu tout nier! Elle n'a rien voulu entendre! Tu venait de naître à ce moment là! Une série d'événement on révélé ma nature profonde et j'ai dû fuir! Quelque semaine plus tard, ta mère mourrait et je retournait te chercher. Je t'ai élevé du mieux que j'ai pus! Mais bien vite, je ne le pouvais plus! Je risquais de faire de toi ce que mon père a fait de moi... Alors...

Il inspire à nouveau et expire.

Alors j'ai contacté un moine. Un jeune homme du nom de Robert. J'avais eu l'occasion de le rencontrer lors de l'un de mes voyages. Depuis, il est devenu Abbé! Je t'ai laissé entre ses main, car je savais qu'il saurait t'aider au mieux et t'offrir tout ce que tu pourrais avoir besoin! Je lui envoyais des nouvelles de moi régulièrement pendant un temps, puis, peu à peu, de moins en moins souvent!

Il regarde le jeune homme devant lui...

J'avais peur, Adelphe, de faire de toi un assassin! Un meurtrier sanguinaire, aussi froid que l'hiver, aussi mordant que la glace. Je ne voulais pas ça pour toi! Tu méritais mieux qu'un père cinglé. Tu mérite mieux que tout ce que j'aurais pu t'offrir à l'époque! Mais...

Il lui sourit!

Maintenant que tout à changé! J'ai maintenant beaucoup à t'offrir! Quoi que ce soit, demande et je trouverai le moyen que tu l'obtienne! Je t'aiderai, t'épaulerai! Tu est maintenant un homme! Peut-être a-tu besoin d'un toit où vivre? J'ai un bâtiment qui m'appartient dans la ville, je te l'offre!

--Adelphe_Remiremont. a écrit:

Pour la deuxième fois depuis son arrivée une émotion prend forme sur son visage, l'incrédulité. Malgré cela il reprend le dialogue, annonçant seulement des vérités.

Vous êtes donc un assassin.

Il se lève et va vers le livre, celui qui l'attire depuis que son père lui en a parlé et en caresse la tranche du doigt.

Ou en partie ?


Il se retourne et attend que son père confirme son commentaire, et continue.

Je comprends mieux les raisons qui ont faites que je me sois retrouvé dans un monastère dès ma naissance, et je crois que vous avez bien fait. Je vous en remercie donc, Père. Je n'aurais pas aimé devenir un assassin, on peut le devenir si vite que la formation est inutile, non ?

Un peu ironique, mais tellement réaliste ! Il revient vers son géniteur et reprend sa place face à lui en jetant un nouveau regard au tableau. On peut dire qu'il n'a pas particulièrement aimé la façon dont son père lui a présenté sa mère, ça a brisé tous ses rêves.


Votre épouse doit être une femme exceptionnelle si j'en crois votre description, mais pour moi elle n'est qu'une femme adultère qui côtoie et fornique avec deux hommes. D'après vos mots il s'agit bien de cela, n'est ce pas ? Vous dites bien être deux personnes différentes dans le même corps ? Donc, c'est une âme damnée d'avance, et je suis désolé mais je ne prierai pas pour elle.
Vous reprochez à ma mère de ne pas avoir cherché ou su vous comprendre, mais qui pourrait raisonnablement comprendre ? Au moins, elle, elle n'a pas succombé au vice dont votre femme se rend coupable.


Son visage n'exprime toujours rien bien que la colère l'ait gagné. Cette belle mère il ne l'aimera pas. Oh, il se taira, il n'a aucune raison valable de lui sauter à la gorge, mais qu'on ne lui demande pas de la traiter autrement que comme une étrangère. Ses frères et sœurs ? Il n'en sait rien encore, il verra quand il les rencontrera.
Il regarde son père encore une fois.


Père, je comprendrai que vous me demandiez de partir après ce que je viens de dire, mais si vous ne le souhaitez toujours pas je vais vous avouer pourquoi je suis là.


Un instant pour se calmer et il s'explique.


J'ai toujours aimé l'étude, les connaissances. J'ai toujours voulu en savoir plus parce qu'il y a toujours quelque chose à savoir. J'ai quitté le monastère parce qu'il n'avait plus rien à m'apprendre, et je suis venu ici parce que je croyais que vous pourriez m'aider. J'aurais aimé pouvoir servir une famille noble, le poste est sans valeur, mais je veux pouvoir accéder aux connaissances que ces gens là possèdent ! Voilà ce que j'aimerais. Maintenant, je rêve certainement.


Il tourne la tête. C'est sûr que dit comme ça, c'est franchement ridicule.

Ariana Anthea
Admin

Messages : 435
Date d'inscription : 16/06/2010

État de santé et de Compétance
Titre: Seigneur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Cet homme, mon père

Message  Ariana Anthea le Jeu 27 Sep - 10:29

Skip_lo_casalier a écrit:Skip est pris de cours par l'affirmation. S'il est un assassin? Bien sur... malheureusement, c'est le terme qui peut être le plus proche. Froidement planifier le meurtre d'une personne est un assassinat. Réagir sur un coup de colère est un meurtre. Tuer des centaines de soldats ennemies, de l'héroïsme. Ayant actuellement réalisé les trois façon de tuer une personne, on peut évidemment dire qu'il est un assassin. De là à affirmer que punition et repenti n'a pas été fait... C'est évidemment pas par la justice des hommes que la pénitence fût faite, mais bien par la main de Dieu! Maladie, trouble du sommeil et pour terminer, coma et paralysie partiel. Ce n'est qu'un petit aperçus de ce que le Très-Haut à décidé. Et qui sait comme Il a décidé de punir encore Skip?

Il n'a d'ailleurs pas le temps d'y réfléchir que la suite des paroles lui enlève toute retenu, ou presque! Il laisse son fils parler, mais fulmine! En temps normal Malombrina prendrait le relais, mais si Skip le laisse faire, il serait bien capable de battre le gamin jusqu'à ce que celui-ci ne soit plus que douleurs et chaires palpitantes. Perspective plutôt désagréable.

Quand le jeune a fini de parler, Skip se lève, sans aucune expression sur le visage, se plante devant lui, le regarde dans les yeux avec ce petit quelque chose qui n'avait pas paru depuis bien longtemps! Ce regard qui à fait plier plus d'homme que sa propre épée! Un regard aussi tranchant et brulant qu'une lame de rasoir chauffé à blanc. Et plutôt que de transpercer, se regard taillade, découpe méticuleusement, chirurgicalement. Puis vient la main gauche! La forte! La puissante et solide main d'un vieux soldat à la retraite. Épaisse et durci par le temps.

Une main qui s'avance, rapidement, vive comme l'éclaire, mais dont le mouvement, par un jeu de l'esprit, est perçu comme effroyablement lente!

Le son résultant du contacte d'entre le visage à peine pubère et la main épaisse est retentissant! D'aucune façon qui que ce soit aurait pu éviter une gifle de cette puissance et de cette célérité!

Dans la tête du vieil homme, un flot de pensé et de reproche se laisser écouler le long des abîmes de ses souvenirs. Le torrent d'émotion, silencieusement, dégringole pour atteindre ce que Skip avait de plus profond en lui. Mais...

La gifle donné, Skip retourne s'assoir en tournant ostensiblement le dos au jeune homme, lui indiquant ainsi que non seulement il n'a pas peur de lui, mais qu'il le méprise maintenant!


Comment ai-je pu espérer te revoir et être heureux de ça!

Il le fixe toujours d'un regard mauvais.

Pauvre idiot que je suis! Et toi, après avoir insulter mon épouse, tu ose encore demander ce que tu était venu chercher?

Il ferme les yeux un instant et les ouvrent à nouveau, cette fois, la rage est parti, mais les trait de Skip ne sont plus souriant.

Tu ose, jeune homme, juger d'une femme sans la connaître! Ne t'a donc rien appris du respect au Monastère? Tu juge des reproches que j'ai pour ta mère sans m'avoir laisser le temps d'en dire du bien! Et tu juge de la nature généreuse de mon épouse et la traite de catin sans avoir réfléchis à tout ce que cela implique comme sacrifice?

Il inspire profondément. Il doit se calmer, il n'aime pas la pression dans sa poitrine! Il inspire et se calme rapidement. Son pouls reviens à la normale après quelques respirations profondes. Durant tout ce temps, le jeune homme a eu la sage présence d'esprit de ne rien dire!

Petit insolant... Mais tu sais quoi? Je vais t'aider! Et te recommander pour servir aux armes! Tu va apprendre ce que c'est que de côtoyer des hommes et parler aux femmes! Car, visiblement, tu n'en sais rien! Tu veux servir une grande famille? Je te trouverai de quoi être servit toi-même!

Il expire une dernière fois et inspire doucement maintenant. Il le regarde toujours, attendant enfin une réaction de son fils.

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Celle là, il n'a pas eu le temps de la voir venir. La force que le vieillard a donné à la gifle lui a fait tourner la tête, des mèches tombent devant ses yeux et un goût de sang rempli sa bouche. Il ne bouge pas, pas d'un pouce, sonné par ce coup inattendu, violent et sans remord. C'est ça le père qui n'est plus une menace pour personne, qui dit aimer son fils et le vouloir près de lui ?

Il tourne la tête et le regarde, les yeux brillants de colère. Il se force à ne pas répondre, il n'a pas le souhait de s'en reprendre une et puis ça mettrait tous ses plans à l'eau. Si son géniteur le jette dehors, fini du livre, de la connaissance et de la recommandation.

Il se calme, comme avant au monastère quand il allait tellement loin dans ses paroles que l'Abbé Robert le punissait et lui faisait recevoir des coups de verges. Il s'en souvient bien et n'a pas envie de revivre ça, surtout avec un père complétement fou comme bourreau.

La fureur s'éteint mais la haine apparait. Il pensait en arrivant ne pas lui en vouloir, il n'est pas sûr que ce soit vrai en fait. Cela dit, il devra plier pas rompre mais plier, au moins le temps d'avoir ce qu'il veut, après il verra.

Il le regarde encore et la joue brulante répond.


Je vous remercie, Père, pour ces éclaircissements. Je crois que là, j'ai bien tout compris. J'accepte votre sentence et j'irai où vous me direz d'aller.

Un sourire à la limite de la moquerie arrive sur ses lèvres.

Vous savez, Père, j'ai appris beaucoup au monastère. Le respect en faisait partie je vous rassure, je n'ai pas compris que c'était ce que vous attendiez de moi. Je croyais que vous vouliez un fils, pas un serviteur. Au monastère j'ai aussi appris autre chose. On m'a vite fait comprendre ce que c'était que d'être un bâtard, mais encore mieux un bâtard abandonné par son seul parent vivant. Il doit avoir la tête basse tout le temps, comme un chien, c'est sa seule chance de vivre en ce bas monde. Vous venez de me rappeler cette leçon, je n'oublierai pas, Père.


Puis il reprend d'un air dégagé, comme si rien ne s'était passé.

Que dois je faire maintenant, Père ? Je suis votre humble, dévoué et obéissant...fils.

Skip_lo_casalier a écrit:Skip soupire... Il ne veux pas d'un fils dévoué et obéissant, ni une lavette. Un homme est devant lui et le juge pour ce qu'il est lui-même. Ce jeune homme a bien raison d'ailleurs de le traiter comme un vieux sénile. Comment pourrait-il en être autrement?

Il soupire à nouveau... Il tente de se calmer aux dernières paroles. Puis il relève la tête et le regarde.


Ce que je veux? Ce que tu doit faire? Rien... Mais je pense que ton idée n'est pas idiote. Servir une famille noble te fera surement du bien pour accepter ta nouvelle situation...

Il le regarde toujours mais ne sourit pas. Il est fini le temps où il espérait revoir son fils. Son bébé qu'il a laissé aux mains des moines et qu'il retrouve aujourd'hui bien amère. C'est sa faute à lui si ce jeune homme est aussi froid et insolant. Il ne le lâche pas du regard.

Ce que tu devra faire, c'est d'accepter qu'en toi coule mon sang. Que ce sang fait de toi un être exceptionnel et qui n'a d'ordre à recevoir d'aucun homme. Ni même de moi! Que tu soit humble je l'accepte! Que tu soit dévoué, je ne te crois pas! Que tu soit obéissant, jamais!!!

Il soupire à nouveau et le regarde encore, de haut en bas.

Tu fera surement un bon écuyer. Tu devra laisser ton orgueil de côté pour un temps, mais je suis sur que tu apprendra rapidement.

Il tourne enfin la tête vers le livre. La façon qu'il a eu de le caresser, de le "sentir" sous ses doigts. Bien peu de gens peuvent comprendre ce qu'on ressent quand on voit ou entend parler d'un livre qui nous est inaccessible. Rares sont ceux, aussi, qui peuvent comprendre ce que la Connaissance peut nous apporter comme puissance. Quand il a vu son fils caresser la reliure, il a aussi vu le frisson d'envie. Il a sentie que la résignation n'était pas dû à tout ce qu'il avait dit, mais plutôt par la volonté de trouver ce livre dont il a lui-même évoqué. Ce qu'il voit là c'est lui! Lui-même, au même âge, lorsqu'il a entendu parlé du Grimoire pour la première fois! L'étincelle dans les yeux, le frisson et la caresse. L'espoir de pouvoir prouver à son père qu'il avait tort et lui raison! Son fils est comme lui... et il est comme son père... Il soupire.

N'espère pas avoir accès à l'original! Pas aussi facilement! Personne à part moi n'en connait l'emplacement et très rare sont ceux qui connaissent son existence. Si tu veux, ne serait-ce qu'y jeter un œil, il te faudra demander pardon pour les paroles que tu a eu et accepter aussi mes excuses sincères pour tout le mal que je t'ai fait. Même si tu dit m'avoir déjà pardonné, ça non plus je ne le crois pas!

Il regarde à nouveau son fils.

Tu est jeune, impétueux, insolant, inconséquent et immature. Tu est guidé par une quête qui te ronge, mais que tu ne domine pas. Domine ta volonté et le reste viendra tout seul...

Il baisse alors la tête et soupire à nouveau...

Et je t'en pris... ne fait pas la même erreur que j'ai faite à ton age... N'embrasse pas la haine et la colère!

Quoi ajouter de plus?

Une dernière chose, Adelphe... j'avais hâte de te revoir. Je ne suis pas déçus de ce que je vois de toi. Tu a du caractère et certaines sagesses.

Il relève la tête et le regarde encore une fois très sérieusement.

Accepte-tu d'être mon invité quelque jours? Sauf si tu a déjà un endroit où dormir.....

Ariana_anthea a écrit:Sortie tôt ce matin avec Aubernard, elle rentrait à peine d'une longue, très longue chevauchée, et elle fulminait, enfin presque. Elle sauta donc de cheval en arrivant devant la demeure, jeta les rênes de son palefroi à son homme de confiance puis entra en trombe chez elle en se dirigeant vers le salon. Là, elle trouverait ce qu'elle cherche, là elle trouverait la réponse qui même sur place lui avait échappé.

Elle marchait d'un pas décidé, ses longues bottes de cuir écrasant la jonchée au sol, sa cape flottant derrière elle et le visage grave. Elle avait perdu près d'une journée à courir en tous sens pour ça ! A qui l'aurait croisé en l'instant, elle était méconnaissable. De part sa vêture d'homme tout d'abord et par sa mine sombre ensuite. Il était bien rare de voir la Dòna de Conòsols ainsi.

Arrivée à destination, elle ouvrit d'un geste rapide la porte du salon et ...s'arrêta surprise. En un instant, toute son ire tomba et un sourire apparut sur ses lèvres. Son regard fixé sur un seul endroit et occultant tout le reste, elle s'approcha la main tendue...

Tu es déjà rentré mon Cœur ? Je croyais que tu ne serais pas là avant la nuit tombée...

Elle s'apprête à l'enlacer et l'embrasser, ravie de sa présence lorsqu'elle s’aperçoit qu'il n'est pas seul...Elle stoppe son mouvement et reste comme pétrifiée...Pourvu qu'elle n'ait pas fait une sottise...Un peu gênée et passablement rosée, elle regarde le visiteur...

Adissiatz... Je vous prie de pardonner mon arrivée si peu fidèle aux convenances...Je pensais que la demeure était déserte à cette heure...

De se racler la gorge et de regarder son aimé, espérant surtout ne pas avoir dérangé un entretien important et d'en oublier de cacher sa tenue si peu conforme à ce qu'on attend d'une noble dame....

--Adelphe_Remiremont a écrit:


Il avait ouvert la bouche pour répondre lorsqu'on entra. Une échevelée qui ouvrit la porte d'un mouvement brutal pour aller rejoindre son père. C'était donc elle, cette femme, sa femme ?

Il en reste la bouche résolument ouverte : une servante du Sans Nom, voilà ce qu'il avait sous les yeux. Il avait raison depuis le tout début et il en avait la preuve.
Son allure, sa tenue d'homme, ses cheveux dénoués ! Tout, tout ce que les moines leur montraient comme des femmes de mauvaise vie, des sirènes qui charmaient les navigateurs pour les attraper dans leurs filets et les vouer à la damnation.

Son regard ne la quittait pas pendant qu'il la détaillait et il finit par avoir le feu aux joues à voir si peu de pudeur. Lui qui n'avait jamais vu une femme autre qu'une moniale, là il avait une femme nue devant lui. Il voyait ses appâts, tout le détail de son corps fin et sans défaut, de la courbe de ses hanches à la longueur de ses jambes moulées dans ses bottes, il ne pouvait se détacher de cette vision démoniaque qui allait le rendre fou si elle ne disparaissait pas tout de suite.

Skip_lo_casalier a écrit:Il attendait la réponse avec une forme d'impatience. Bien qu'étant en colère contre son fils, Skip ne pouvait nier le lien de parenté et donc ne pas l'aider et ne pas lui offrir le logis serait contraire a ce qu'il s'est promis de devenir! Un homme bon, sans malice d'aucune sorte et qui pardonne. Mais ils n'eut pas le temps de répondre que Ariana entrait le visage sombre. Ce visage qui ne le resta pas longtemps en le voyant! Elle n'avait pas remarqué la présence de Adelphe encore... Et quand ce fût fait, il porta son regard sur son fils...

Le choc!

Il avait vu dans les yeux du jeune homme qu'il trouvait son épouse jolie quand celui-ci avait regardé les tableaux, mais là, ce qu'il voyait était un visage torturé par une vision contradictoire! Si les yeux du jeune homme et si son corps démontrait une attirance toute particulière, ses traits, eux, montrait un dédain et une rage contenue!

Et Skip n'aimait pas du tout ça! Sauf qu'il avait résolu de ne pas exploser. Une gifle suffisait!

Après un léger moment de flottement, Skip pris la parole, doucement...


Ma fleur... Ariana, voici Adelphe! Il nous fait la surprise de venir nous rendre visite avant même que je n'ai eu le temps de l'inviter!

Il tourne le regard vers Adelphe.

Adelphe... Voici Ariana Anthea Del Casalièr, mon épouse.

Il regarde ensuite Ariana et lui sourit.

Tu reviens de tes recherches?

Et de reporter son regard sur Adelphe...

Elle est Chevaucheur d'Arme pour la Hérauderie Royale de France...

Il regarde ensuite, tour à tour, Ariana et Adelphe! Il craint le pire! Et la situation lui promets une longue discussion avec son épouse ET avec son fils! D'une façon ou d'une autre, il ne s'en sort pas!

Ariana_anthea a écrit:Le regard que le jeune homme posait sur elle la fit machinalement se rapprocher de son époux et rabattre sa cape devant elle. Dans ces yeux elle lisait l'étonnement, l'incompréhension, la colère mais surtout et c'est cette chose là qui la fit réagir, l'envie. Elle connaissait ce genre de regard pour l'avoir déjà vu et elle les fuyait comme on fuit une peste.

C'est donc près de Skip qu'elle prit connaissance de l'identité de l'homme. Le ciel lui tombant sur la tête n'aurait pas fait plus de dégâts ! Cette journée serait à marquer d'une pierre noire. Non seulement elle avait perdu tout son temps pour des recherches infructueuses, elle rentre chez elle pour découvrir que l'époux qui l'accueille n'est pas celui qui aurait du être là ce jour là et le pire, le fils bâtard de ce même époux trône dans le salon, SON salon !
Il était bien entendu entre eux qu'il écrirait à Adelphe et qu'il l'inviterait mais elle pensait avoir le temps. Là elle se retrouvait devant le fait accompli sans avoir eu le temps de s'y préparer et elle était vêtue de la façon la plus inadaptée à la situation.

Elle laissa le regard qui ne la lâchait toujours pas et décida de passer outre, de toute façon le mal était fait. Elle choisit donc de répondre le plus naturellement possible à son époux, si ça mécontentait le fils ? Aucune importance, elle était chez elle !

Regardant Skip, elle lui sourit gentiment avant de répondre.


Je n'ai absolument rien trouvé, d'où ma colère à mon arrivée. Et encore tu n'as pas vu Aubernard ! Il a fulminé tout le long du chemin !

Son sourire s'accentue et sans y réfléchir, elle dépose un baiser sur la joue de son époux avant de soutenir à nouveau le regard de leur invité.

Soyez le bienvenu, Adelphe. J'espère que vous avez fait bonne route. Et pour compléter les propos de votre père, je ne sers que l'Hérauderie du Languedoc, mais entre nous, c'est déjà bien suffisant.


Elle lui sourit tout de même pensant au fond d'elle même que le mot "père" avait eu bien du mal à sortir de sa bouche...

--Adelphe_Remiremont a écrit:


Ce n'est donc pas une tentatrice, elle cache son magnifique corps derrière sa cape. Il le regretterait presque.
Les sensations qu'il ressent vont être obligées de se calmer toutes seules. Ce n'est pas la première fois, mais d'habitude le déclencheur est un rêve tout simple et le réveil lui suffit à se contrôler. Là, devant son père qui le surveille, un homme de son âge et de sa piètre condition physique doit veiller comme un chien de garde sur une si jeune et jolie femme à moins qu'il ne soit idiot ou fou ou peut être les deux, à son père qui le surveille donc il faut qu'il évite de faire croire que cette fille folieuse puisse avoir éveillé quelque chose en lui. Ce serait cruel de lui montrer et encore plus qu'il se doute qu'il commence à penser à s'en servir.

Il serre donc le poing en y enfonçant les ongles, la douleur l'aidera à chasser les pensées impures qui lui viennent en tête. Il doit être calme pour pouvoir répondre parce qu'il a bien l'intention de le faire et de tester la femme par la même occasion. Jusqu'où pourra t il pousser cette femme avant qu'elle ne fuit ? Et s'il arrivait même à la faire quitter son père ? Elle lui a quand même volé trois années de sa vie, cette fille ! Ce n'est pas en l'accueillant à bras ouverts, et c'est vite dit en voyant son attitude, qu'elle va s'en faire un allié.

Il a retrouvé sa nonchalance, il regarde donc ce couple mal assorti avant de répondre un sourire aux lèvres.


Bonjour dame. Et bien ma route a été longue, et si vous mettez de côté les troupes de pilleurs et les soldats ivres morts qui me prenaient pour l'un de leurs mignons, tout s'est bien passé. Je suis passé à Mende ma ville de naissance et j'ai cherché la tombe de ma mère mais manquant de renseignement je n'ai rien trouvé.


Il aurait pu se taire, il avait été poli mais il ne pouvait se retenir d'une ironie à laquelle il était habitué. Son sourire s'étendit presque jusqu'au rictus et il répondit à la question de son père.


J'allais répondre à mon père quand vous êtes entrée. Papa m'invite à rester chez vous et j'accepte avec un évident plaisir.

Le mot a été choisi avec soin, il sait qu'elle va réagir, oui il en est sûr. Ses yeux se plissent et il assène.


Pouvez vous me renseigner dame ? Un chevaucheur d'Armes, c'est celui qui teste l'armement ou ceux qui l'utilise ?

Oui il l'insulte ouvertement, mais il assume. Si ça ça ne commence pas à effriter leur relation alors il tapera plus fort.

Skip_lo_casalier a écrit:Si le jeune homme n'a pas encore compris que son père est plus sage qu'il n'en a l'air, il n'a rien compris du tout! Il n'a pas compris non plus que son père sait reconnaître les expressions des visages! Personne, ni rien au monde, ne peut lui mentir ou lui faire peur très longtemps. Et il n'aime pas non plus l'ironie et l'ignorance!

Il pourrait choisir de passer outre et rassurer son fils pour lui dire que sa mère a été enterré à Rodez, mais non! S'il se crois ci fort, il le découvrira lui-même! Pareil pour tout le reste! Il a visité Mende? Mais il n'a probablement pas trouvé les souterrain. Et il n'a rien fait d'autre!

Il ne pouvait pourtant pas! Passer outre son ironie était somme toute facile... mais pas son ignorance!


Décidément, il ne t'ont rien enseigné là-bas! Et tu doit avoir lu tout ce qu'il se trouvait dans leurs bibliothèque j'imagine? Et dans tout ça, dans tout ton infinie sagesse de petit insolant, tu ne sais pas ce que c'est que l'Hérauderie et les différentes charges? Je vois que tu ne sais rien à rien! Que tu n'est qu'un jeune moine imbu de lui-même. Pas étonnant que les ivrogne t'aient pris pour un mignon! Mignon petit moine!

Les mots de Skip son rude! Empreint de colère et de ressentiment! S'il continue, Adelphe se retrouvera non pas reconnu comme fils de noble, mais répudié et banni. Chassé de la Demeure Narbonnaise et du Languedoc avec promesse de le faire fouetter 100 fois s'il devait simplement ouvrir la bouche à l'intérieur des frontières du Languedoc! Il apprendrait ce que c'est que de se moquer d'un noble... de son père!

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il se met à rire, il a touché là où ça semble faire mal et il est content de lui. C'est excellent, il saura quoi dire s'il veut pouvoir continuer son manège mais là c'est suffisant.
En un bref instant, sa physionomie redevient celle qu'elle était lorsqu'il est arrivé.


Ne vous inquiétez pas, Père, je sais ce qu'est l'Hérauderie même si au monastère aucun livre ne parlait du sujet. J'ai du demander à l'Abbé Robert de m'en procurer un. Quand vous m'avez écrit que vous étiez Poursuivant d'Armes je voulais savoir ce que c'était. Je sais ce que vous allez me dire, que la curiosité est un défaut, mais ce défaut j'y tiens. Sans lui je serais mort d'ennui dans ma cellule. Et si vous voulez en savoir plus sur moi, les hommes ne m’intéressent pas, si ces ivrognes s'étaient approchés d'un peu trop près, je les aurais tués.

Il tourne la tête et regarde la femme de son père, oui les femmes c'est un terrain d'études bien plus intéressant, mais ce n'est pas urgent. L'urgence est de faire croire à son père qu'il regrette. Il laisse la fille et baisse la tête.


Pardonnez mon impudence, Père. Le choc de la rencontre m'aura fait dire n'importe quoi. Vous m'autorisez à rester ?

Il relève la tête attendant sa réponse. Dans ses yeux plus aucune trace de colère ou de mesquinerie, tout cela est caché ailleurs, là où personne ne peut le voir. Pour le moment, se fondre dans le paysage et après passer à l'attaque.

Skip_lo_casalier a écrit:Skip eu un frisson! Un mauvais frisson! C'est donc dans son sang que le mal se propage? Est-ce que Olivièr et Constance seront aussi comme lui? Capable de tuer pour un oui ou un non? Il n'entend rien de ses excuses, il n'entend pas la demande que ce jeune homme fait! Il veux montrer qu'il est un homme? Il veux montrer qu'il est capable de se battre et de tuer? Il veux prouver quoi? Et à qui surtout!!!

Non il ne peut pas laisser passer ça! Les excuses? Probablement fausse comme tout le reste. Le visage exprime peut-être la sincérité, mais Skip sais très bien qu'il est possible de cacher le pire en nous pour ne montrer que le meilleur. Ça ne veux pas dire que le meilleurs n'existe pas et il sent que son fils est simplement triste et amère. Que faire? Mais a cet instant, ce n'est pas à lui de décider!

Ce n'est pas lui que ce jeune homme attaque à chaque fois! C'est l'honneur de son épouse qu'il attaque! C'est elle qui devra prendre la décision! Si elle décide de lui pardonner ses paroles, Skip lui pardonnera aussi... Mais, si elle ne lui pardonne pas, alors Skip fera ce qu'il faut pour que ce jeune homme tout puissant puisse rencontrer enfin ce qui lui fera dire que finalement, il ne l'est pas! Si, au travers de sa quête sur l'immortalité, Skip a bien appris une chose c'est que, justement, l'immortalité ne s'acquière qu'à la mort!


Adelphe, je ne crois pas un instant à tes excuses! De plus, ce n'est pas a moi que tu doit les présenter, mais à mon épouse! De plus, comme c'est elle que tu a insulté et que tu cherche à humilier, c'est elle qui décidera de ton sort! Quoi qu'elle décide, je ferai ce qu'il faut pour faire que sont désir soit fait! Je pose seulement une condition. Quoi qu'il arrive, quoi qu'elle décide, tu devra quand même allez faire pénitence! C'est bien claire?

Le ton de Skip, bien que calme, était autoritaire! Du genre de ton que même le plus rebelle des rebelles ne pouvait pas ne pas écouter et obéir humblement! ais Adelphe est de son sang! Et aucun de ses ancêtre n'a jamais réellement accepté l'autorité! Espérons seulement qu'il aura l'intelligence d'accepter la condition!

Ariana_anthea a écrit:Son sourire se fige au fur et à mesure que l'intrus parle. Tout ce qu'elle avait prévu, tous ces mots qui lui font du mal il les prononce ! Mais pourquoi a-t-il fallu qu'elle entre ici ? Pourquoi avoir sottement oublié ce livre en partant ce matin, ce livre dont elle a besoin pour avoir la réponse concernant ses recherches ? Pauvre sotte !

Non content d'être le fils d'une autre, il la mentionne avec affection comme si cela coulait de source, il l'immisce dans leur vie, dans leur couple, chez eux ! Elle en pleurerait si elle le pouvait. Malgré ses prières pour se faire pardonner ses mauvaises pensées, elle n'arrive pas à aimer cette femme, à la considérer comme une ombre passée dans la vie de celui qu'elle aime. Elle a beau s'en vouloir de ses vilaines idées, rien n'y fait, elle n'arrive pas à oublier que c'est elle qu'il voulait épouser et que la place qu'elle occupe désormais n'est du qu'à un coup du sort...la mort de cette femme.
Le reste des mots a glissé sur l'armure qu'elle a refermé sur elle comme à chaque fois qu'elle est blessée. Il nomme son père "papa" comme le font ses enfants à elle, sans importance ! Il l'insulte en la traitant de catin...sans importance ! Il essaye visiblement de lui faire perdre contenance, de voir ses faiblesses, elle ne lui fera pas ce plaisir.

Elle laisse Skip gérer les fausses excuses de son fils, elle aussi est persuadée qu'il ment et elle se garde bien d'intervenir. S'il n'était qu'elle, elle n'aurait aucun rapport avec cette pâle image de son époux. Comme quoi le sang ne fait pas tout...
Sauf qu'elle a la surprise de devoir trancher le conflit. Elle tourne la tête vers son époux, le regarde un long moment, puis pose sa main sur son épaule.

Elle regarde ensuite l'intrus et lui offre son plus beau sourire.


Avant d'être Chevaucheur d'Armes, je suis l'humble servante du Très-Haut. Aussi, bien que je ne crois pas plus à vos excuses que votre père, je les accepte. Juste une chose, Adelphe...Je ne sais ce que vous cherchez en vous comportant ainsi, mais je peux vous assurer que vous n'arriverez à rien. Vous allez perdre l'amour que votre père vous offrait, son soutien, la chaleur d'un foyer, des liens fraternels aussi.


Elle hausse les épaules et reprend.

Vous êtes un homme, Adelphe, nous ne pouvons vous forcer à accepter quelque chose qui vous rebute. Moi par contre, je peux vous promettre un chose. Vous pouvez m'attaquer autant qu'il vous plaira, m'insulter de même, mais je vous interdis de vous en prendre à votre père d'une quelconque façon que ce soit. J'oublierai mes convictions sans regret dans ce cas là et je vous le ferai regretter. Libre à vous de me croire...ou non...

Elle a fini, sourit toujours et demande d'une voix dégagée à Skip...

Quelle chambre veux tu lui faire allouer ?

Skip_lo_casalier a écrit:Skip regarde Ariana. Il devine une partie des pensé qu'elle a et sait que pour elle, tout ce qui compte c'est son bonheur à lui. Il sait qu'elle n'accepte que dans l'objectif de le rendre heureux. Il s'en veux tellement! Tout ça aurait été différent s'il avait eu le temps d'envoyer la lettre. Il aurait pus expliquer plus calmement. Il aurait pus le recevoir un peu mieux! Mais c'était maintenant fait...

Quand elle lui demande la chambre un petit sourire s'affiche enfin!


Je pense que la petite chambre fera l'affaire! Elle est peut-être dans la section des employés, mais elle est confortable.

Il regarde son fils et lui sourit aussi.

Toi, je t'assure que tu peut la croire! Prend garde à ne pas attirer son courroux!

Il s'avance un peu pour planter son regard bien profond dans le siens...

Un dernier conseil, ne t'avise pas de faire du mal d'une quelconque façon à mes enfants. Tu pense peut-être que rien ne te fait peur, mais n'oublie pas qu'il y a pire que de mourir! Me suis-je bien fait comprendre?

Il se repose dans le fond de son siège et appel Tacitus...

Aide Adelphe à s'installer et après surveille le jusqu'à demain! Il n'a accès à aucune bibliothèque de cette maison tant qu'il n'aura pas fait pénitence.

Il regarde donc Tacitus s'approcher de Adelphe et se mettre près à le guider... De force s'il le faut! Se sa main forte, il prend la main de Ariana dans la sienne et la lui embrasse le plus tendrement possible! Priver un homme de la connaissance est déjà une torture en soit, mais privé son fils de lecture et de connaissance est carrément cruel! Mais il ne mérite pas la connaissance! Il ne mérite pas se privilège!

--Adelphe_Remiremont a écrit:

Il serre les poings en voyant qu'il n'a pas si bien réussi qu'il le pensait. Ils font front et ça l'arrange pas du tout. Il aurait parié que la fille aurait crié, insulté peut être même qu'elle l'aurait frappé et là, oh joie ultime il aurait jubilé. Mais rien de tout ça. Pire encore, elle lui offre le gite et le couvert.
Il réfléchit et vite. S'il part maintenant, il perd tout, s'il reste il va devoir être courtois et bien élevé, rien qu'y penser le répugne.
Elle lui parle d'entrer dans leur vie mais en serait il capable ? Il s'aperçoit qu'il s'est trompé sur lui, il pensait avoir pardonné, être prêt à connaître son père et sa famille, il avait tort sur tout. Il est rempli de haine, il veut non il a besoin d'affronter son père pour se prouver qu'il n'est pas rien ! Mais tout ce qu'il arrive à faire c'est à se faire menacer de bien pire que la mort. Il se demande bien ce qu'il y a de pire, il demanderait presque à le savoir tant sa curiosité est maladive.

Il finit par se lever puisqu'un homme est entré et qu'il doit le suivre. Mais avant faire un geste. Il ne restera pas de son passage que cet affrontement nauséabond. Il se met à genoux devant la femme de son père.


Pardonnez moi, dame, puis que vous êtes si miséricordieuse. Je crois que mon âme est déjà perdue pour le soleil. Vous m'avez fait une promesse, à mon tour de vous en faire une. Je ne toucherai pas à mon père et vos enfants, mais je peux vous promettre que je ne vous aimerai jamais. Vous avez pris la place de ma mère dans le cœur de mon propre père, rien ne montre qu'il l'a aimée un jour. Tout ce que j'ai vu dans cette maison jusqu'à maintenant est à votre gloire, elle, où est elle ?


Il se relève, ça suffira comme punition. Et sans un autre mot, il suit l'homme vers sa chambre, parmi les serviteurs de la maison.

Tacitus_dc a écrit:Je suis là! Jamais bien loin, toujours dans l'ombre! J'étais occupé, quelques instant plutôt, à ranger les achats du patron. Quand je suis enfin arriver pour le rejoindre, la discussion avec le jeune homme qu'il avait vu était déjà sur la fin! Ariana était là aussi et Aubernard attendait encore dans le couloir. Après lui avoir fait un petit salue, j'étais entré silencieusement. Personne n'avait pu remarqué ma présence, mais pourtant le patron savait que j'étais là! Il n'eut pas à crier, j'étais déjà à côté de celui-ci!

Bon, j'avais pas tout entendu, mais je devinais certaines choses et pour que le Patron interdise l'accès aux bibliothèques, le jeune homme ne devait pas avoir été très gentil. Pour ce qui est de ma part, sachant qui il est, j'aurais plutôt envie de le prendre dans mes bras! Le pauvre doit être totalement perdu. Mais il n'est pas là pour ça!

Je le guide donc vers le lieu dit. La chambre en question est un peu petite, presque à l'identique de la mienne, mais avec des draps n'ayant jamais servit encore! Le petit ne doit pas savoir la chance qu'il a! Connaissant le Patron, je suis sur qu'il s'en sort à très bon compte!

Et puis, je le regarde enfin! Oui! Il lui ressemble! À elle! Mestia... Elle serait fière de voir un homme aussi beau et solide!


Bienvenu à la maison Adelphe!

Je ne pouvais pas ne pas le lui dire! Je lui sourit même! Je ne rajoute rien et l'aide à s'installer confortablement! Finalement, je reste planter devant la porte ouverte et je le regarde. J'attends! Peut-être aura-t-il des questions? Je sais pas si j'ai envie d'y répondre, mais on verra! Pour ma part, s'il n'est qu'a moitié comme son père, mon patron, je ne vais pas trop être dépaysé!

Ariana Anthea
Admin

Messages : 435
Date d'inscription : 16/06/2010

État de santé et de Compétance
Titre: Seigneur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] Cet homme, mon père

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum